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PRÉSENTATION

Préambule

Qu'est-ce que Territoire Culturel?
Pourquoi un Territoire Culturel?
Objectifs du Territoire Culturel
A qui s'adresse-t-il?
Contexte de réalisation
Origine du projet
Lieux de présentation
Choix d'une région hôte
Enjeux en Matawinie
Conséquences
Déclaration
Conclusion
Appel aux artistes!

 

 

Enjeux en Matawinie

Il n'est pas anodin que le Territoire Culturel, après une phase d'exploration dans différentes régions du monde, puisse se développer enfin en Matawinie. La création du Territoire Culturel en Matawinie est un choix porteur de sens et d'avenir.



Pourquoi cette région ?

Plusieurs facteurs expliquent le choix du Groupe Territoire Culturel : d'une part, une situation géographique et un contexte socio-économique particuliers, d'autre part, un besoin culturel urgent.

En effet, nous avons affaire ici à une situation géographique exceptionnelle et cependant méconnue. Voici un immense territoire de 11.000 km2, dans une région (Lanaudière) qui en compte 13.000 km2, à faible de densité de population égrennée jusqu'aux territoires non-occupés du nord de la MRC.

Une formation géologique, faunique et forestière unique (précambrien-laurentien, puisque située sur la formation rocheuse la plus ancienne de la planète, antérieure à l'apparition de la vie) au coeur d’une région dont le territoire, à 66% forestier, est constitué essentiellement de parcs et de réserves fauniques, de zecs (zones d'exploitation contrôlées réservées à la chasse et la pèche) et de la plus importante concentration de pourvoiries si près de la métropole.

Une région administrativement jeune, à peine 20 ans d'existence depuis décembre 2001, la MRC de la Matawinie ayant reçu ses lettres patentes le 10 décembre 1981.

Un caractère mythique indéniable, du fait de sa position de frontière entre le monde Atikamekw et québécois ; une des dernières régions pionnières, où coexistent communautés ancestrales et industries forestières.

Une région méconnue sur le plan culturel, alors que des éléments exceptionnels du paysage et de l'histoire de ses habitants forment déjà la base de son identité : la Matawinie est la patrie de l'homme le plus fort du monde (Louis-Cyr, à St-Jean-de-Matha) ! Elle compte parmi ses 15 municipalités le village le plus haut du Québec (St-Zénon).

C'est aussi une région en plein essor, grâce à ses composantes touristiques telles que la Forêt Ouareau (la plus grande forêt et la mieux conservée à proximité de Montréal, 149 km2), le réservoir Taureau (le plus grand lac au nord de Montréal, avec ses 295 km de contour et ses 54 îles), sa Route des Métiers d'art, son Centre Multi-ethnique à Rawdon, son Sentier National de randonnée qui traverse de part en part la région, ses parcs et futurs parcs régionaux (Sept-Chûtes, Monte-à-Peine, etc), ses deux réserves fauniques (Mastigouche et Rouge-Matawin), son centre universitaire en pleine forêt (UQAM écologie à St-Guillaume), sans compter ses quelques trois mille lacs disséminés sur tout le territoire, dont le réservoir Kempt, au nord de la réserve autochtone Atikamekw de Manawan.

Cependant, c'est aussi la région la plus pauvre au Québec en matière d'investissements culturels alors que de nombreux artistes s'impliquent dans la région. Toutes les études et statistiques le démontrent et le confirment depuis une dizaine d'années jusqu'à ce jour : non seulement sa région mère, Lanaudière, arrive-t-elle en dernière position parmi toutes les régions du Québec en terme de soutien de la part du gouvernement, mais en son sein, les 3/4 de son territoire, encore sauvage, sont encore plus cruellement privés de soutien au développement culturel.

C'est donc pour des raisons d'urgence que la Matawinie demande actuellement à être reconnue comme une région-ressource auprès du Ministère des Régions, en raison de son isolement en terme d'investissements, mais en raison aussi de fort potentiel de développement, principalement démontré par les composantes exceptionnelles de son paysage.

Dès lors, faire de la région la plus verte et la plus sauvage du Québec, mais aussi la plus en difficulté sur le plan culturel, le lieu d'émergence du premier Territoire Culturel au monde, s'avère un enjeu à la fois stratégique et fondateur : de notre paysage et de ses ressources naturelles doit naître un plus grand défi, celui de faire converger autour de la notion de "territoire" un sentiment d'appartenance et d'identité, en même temps qu'un espace unique au monde que la création artistique aura pour mission de protéger et de magnifier.


   

 

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