Territoire Culturel

Le Projet

GTC
Groupe Territoire Culturel
http://www.territoire.org
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SOURCE :

Origines du projet

Le concept de "Territoire Culturel" a été développé par l'artiste Domingo Cisneros qui a, au cours des quarante dernières années, multiplié les interventions socio-écologiques visant à établir un lien entre nature et culture, à travers des réalisations qui ont regroupé des artistes et des organismes dans plusieurs régions monde : Laurentides, Yukon, Alberta, Norvège, Ardèche, Cuba, Matawinie...

Selon lui, les caractéristiques physiques premières d'une région constituent la matière fondamentale dont s'inspire la création artistique. Plus qu'une affinité profonde avec la nature, la quête et la valorisation des lieux sauvages est essentielle : elle stimule non seulement une démarche de conservation à leur égard, mais une réelle prise en charge par la collectivité qui s'associe, dans une attitude de responsabilisation, aux organismes désignés pour en assurer la protection.

En effet, l’impact d'un espace comme le "Territoire Culturel", et son enracinement en milieu sauvage, le positionnent comme élément déclencheur d’activités et de productions culturelles et sociales novatrices. Proposant de nouvelles conditions de production artistique, et répondant à un besoin grandissant de préservation des sites sauvages, il s’affirme comme le moteur d’une activité créatrice intense, puisqu’il inaugure une nouvelle façon de concevoir le lien nature-culture. Il confirme surtout la nécessité que rencontrent non seulement les artistes, mais tout un vaste public, d’allier ressourcement et inspiration dans des sites sauvages, avec des formes de créativité contemporaines.

C'est pourquoi le "Territoire Culturel" est en premier lieu un projet d’art socio-écologique, visant à créer un nouvel espace d’expression et de recherche. Issu des "Art-Aventure" et des expériences de création en nature menées par Domingo Cisneros dans des glaciers, volcans, déserts, jungles et forêts (*), le projet fait depuis plusieurs années l’objet d’une réflexion et d'un suivi de la part des milieux universitaires, en tant que premier espace naturel au monde à être revendiqué pour un usage excluvisement artistique.

Domingo Cisneros, qui a vécu plus de vingt ans dans les Laurentides, et qui a été le premier lauréat du Grand Prix de la Culture des Laurentides (1990), l'inventeur des concepts "Art-Aventure" (1984, projet La Zone du Silence), "Art-Nature" (1985, Laurentides), "Arts forestiers" (1999, Matawinie), commissaire d'exposition de la IVème et la Vème Biennale d'art de la Havane (Cuba) pour le Québec, des Jeux Olympiques d'Hiver de Lillehammer (Norvège), du symposium Rencontre Continentale sur l'art et l'eau, représentant du SCANA (Society of Canadian Artists of Native Ancestry) au Québec, porte-parole du Canada au premier Trinational Jury à Washington (National Endowments for the arts, USA) lors de la création de l'ALENA, s'est mérité une audience considérable après avoir démontré, par des actions significatives, le rôle que les arts et la culture pouvaient jouer dans le développement économique local. Fondateur des premiers collectifs d'artistes en art-nature canadiens, Boréal Multimédia et Les Précambriens, Domingo Cisneros n'a eu de cesse de rechercher des solutions culturelles adaptées aux nécessités et aux problèmatiques des régions. Pionnier de l'art écologique, artiste et écrivain engagé, ancien professeur et directeur du Département Arts et Communications du Collège Manitou (premier établissement d'enseignement post-secondaire pour les Nations amérindiennes du Canada), il est aussi considéré comme le chef de file du renouveau de l'art contemporain autochtone au Canada.

Le projet "Territoire Culturel" a été reconnu comme un projet pilote, tant au Québec que dans d'autres régions du monde, en raison de sa capacité à répondre de façon novatrice à des problématiques régionales identifiées, mais surtout, pour donner un nouveau élan à la création contemporaine, tant dans les arts que dans les métiers d'art.