Territoire Culturel

Groupe Territoire Culturel

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Antoinette de Robien

Franco-britannique née à Paris en 1966, Antoinette de Robien étudie le théâtre au Studio 34 et à l’École internationale de mouvement Jacques Lecoq. Elle effectue une dizaine de stages d’interprétation et de direction d’acteurs avec Jack Garfein (Actor’s Studio) à Paris et au Kreuzberg Theater de Berlin ; avec Patrick Baty au Théâtre du Ruisseau, Alain de Bock au Petit Théâtre Hébertot, Hugues Quester et Philippe Léotard au Théâtre Mogador, Peter Brook au Théâtre des Bouffes du Nord. Elle complète sa formation en art vocal avec le Roy Hart Theatre au Théâtre du Lierre. Elle passe un an à l’École nationale du cirque Annie Fratellini. Parallèlement, elle étudie le chant baroque avec Olivier Schneebeli et le chant lyrique avec Claude Brach puis Anna Maria Bondi au Conservatoire de Noisy. Elle est soliste soprano dans l’ensemble vocal Les Clarines, avec lequel elle enregistre plusieurs disques, puis avec l’ensemble baroque Contrepoint, avec lequel elle réalise le premier enregistrement mondial des Motets de Bouzignac (Arion, prix Diapason d’Or, 1984).

Étudiante en classe de lettres supérieures au Lycée Fénelon (hypokhâgne / khâgne), elle obtient une licence et une maîtrise de lettres modernes à l’université de la Sorbonne Paris IV en 1990. Elle effectue un DEA sous la direction de Hélène Cixous, Henri Meschonic et Marie-Claire Ropars à l’université de Saint-Denis Paris VIII.

Elle fait ses début d’interprète dans la compagnie Art-Scène au Festival d’Avignon, dans le spectacle Moi, moi, Guybal de Witkiewicz en 1987. Elle y rencontre le dramaturge Roger Lombardot auquel elle consacre son mémoire de maîtrise avant de travailler comme assistante à la mise en scène sur plusieurs créations. Au cinéma, elle interprète le rôle principal du film de Farès Khalfallah, Folle, présenté au Festival des Grandes Écoles de Paris.

En 1988-89, lors d’un premier voyage au Québec, elle étudie la vidéo à la Bande Vidéo (Québec) et à Parlimage (Montréal), puis réalise deux courts métrages, Judas et La peau de l’ours  qui obtiennent le prix spécial du jury au Festival de la Minute Vidéo de Québec. Elle collabore à la conception et à la réalisation d’une série de 12 émissions télévisées, Art-Actuel, pour la télévision communautaire Télé-Plus 24 de Québec. En 1990, elle participe à l’expédition d’Art-aventure Écart  au lac Mitchinamécus dans les Hautes-Laurentides. Elle publie une fiction, La faille de Logan, dans le recueil Québec Kaleïdoscope chezPaje Éditeur sous le pseudonyme d’Alexe Ananke, ainsi que plusieurs essais pour les revues Nuit Blanche, Inter, pour la Fondation d’art contemporain DANAE en France et la galerie Skol à Montréal. Puis elle est admise dans la première promotion de scénaristes franco-britanniques formés par l’European Script Fund, le First Film Foundation et le GRETA de Paris dans le cadre du Plan Média. Elle y étudie l’écriture de long métrage de fiction sous la direction d’Anne Théron, Michel Khleifi, Maryse Léon-Garcia et Hanif Kureishi.

Scénariste, elle co-écrit Y aura-t-il de la neige à Noël ? avec Sandrine Veysset, film qui obtient le prix Louis Delluc (meilleur film français de l’année en 1996), le César du meilleur premier film de fiction, le Grand prix du scénario de la Fondation Gan, le Prix du scénario du festival Premiers Plans d’Angers. Elle co-scénarise également le film Jeunesse de Noël Alpi, et collabore à une vingtaine d’autres longs métrages comme consultante à la scénarisation. Elle est assistante vidéo du chef opérateur Carlo Varini sur La Nuit Sacrée de Nicolas Klotz,  assistante scripte de Suzanne Durrenberger sur La Reine Margot de Patrice Chéreau, et assistante réalisatrice sur plusieurs courts-métrages. Elle réalise ensuite plusieurs documentaires sur des artistes, notamment Three Free Questions, 30 portraits d’artistes pour la Fondation Danae.

Comme artiste multidisciplinaire, elle réalise des performances aux festivals Take Position et Story Telling à Lublin et à Varsovie en Pologne. Parmi ses interventions, qui allient critique sociale et improvisation musicale, elle met en scène un duo avec l’artiste polonais Partum au Palais de justice de Lublin. Elle expose des dessins, des installations et des livres d’artistes en Italie et au Québec, dont deux solos : Territoires tranchés à la galerie Le Arie del Tempo à Gênes et Liberté Silencieuse au Centre d’exposition de la Gare, à L’Annonciation. Elle compose également la musique de deux vidéo clips. Elle organise une rétrospective des œuvres de Jeanne Pellenc de Robien à Paris et en Mayenne, dont elle rédige le catalogue. Elle crée et anime l’association et le centre de résidence Écart, en Mayenne, où elle reçoit de nombreux artistes et expose plusieurs projets.

Au Québec, elle fonde avec Domingo Cisneros le Groupe Territoire Culturel / CREAF en 2000, traduit son œuvre littéraire de l’espagnol au français et reçoit une bourse du Conseil des arts et lettres du Québec pour écrire «  Ars Magna », une monographie consacrée à l’artiste. Impliquée dans le milieu culturel de sa région d’adoption, elle a été membre du conseil d’administration du Conseil de la culture de Lanaudière, des Ateliers de création de la Haute-Matawinie, et a été engagée par la Municipalité régionale de comté de la Matawinie pour mettre sur pied et rédiger, avec d’autres intervenants, la politique culturelle de la MRC de la Matawinie et sa politique d’acquisition d’œuvres d’art. Elle a écrit plusieurs courts textes de théâtre, notamment dans le cadre de l’événement annuel Paroles de femmes, textes qui ont été mis en scène au Théâtre de la Risée à Montréal. Active dans son village, elle a créé et mis sur pied le festival Rencontres théâtrales du Territoire Culturel qui a réuni plusieurs auteurs et compagnies autour du thème de la Matawinie. Elle a été membre comité ciné-club du Noyau porteur de Ste-Emélie-de-l’Énergie et du ciné-club du Crapo. Elle écrit et interprété plusieurs épisodes de Sainte Énergie des Gens d’Ici, un spectacle humoristique racontant l’histoire du village, et réalisé un court métrage avec les habitants du village intitulé L’hiver à l’envers présenté au Festival de glace de Saint-Côme. Elle a été présidente du conseil d’établissement de l’école de l’Ami-Soleil, où elle a animé des ateliers de création. Elle est également membre du conseil d’administration de la Maison des jeunes Les Mayais.

Auteur de nouvelles, ses textes de fiction sont parus à plusieurs reprises dans la revue Les Écrits. Elle a récemment traduit La guerre des fleurs / Codex Ferus de Domingo Cisneros, paru chez Mémoire d’encrier en 2016.  Elle est membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et de la Société québécoise de la rédaction professionnelle (SQRP).