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Conférence sur la solidago et les arts forestiers, du 13 au 15 juin 2012

Dans le cadre du colloque « Traces du végétal », colloque pluridisciplinaire organisé dans le cadre du programme Confluences (Axe Cultures du végétal) de l'Université d'Angers (France) avec la participation des laboratoires CERHIO (UMR CNRS 6258), CERIEC (EA 992), ESO (UMR CNRS 6590), les 13, 14 et 15 juin 2012, Rachel Bouvet, professeur titulaire au Département de littérature de l'UQAM (Université du Québec à Montréal) a présenté une nouvelle communication intitulée « Traces géopoétiques d'une fleur sauvage : la solidago et les arts forestiers », qu'elle résume ainsi :

« Cette communication prendra pour point de départ une œuvre collective intitulée Derrière l’écorce (2009), réalisée dans un cadre transdisciplinaire avec des géographes, des écrivains et des artistes. Ce huitième « Carnet de navigation » de La Traversée (Atelier québécois de géopoétique), dont la facture rappelle celle de l’herbier (il contient aussi une fleur séchée), rassemble les traces d’un atelier nomade durant lequel une trentaine de personnes ont expérimenté les arts forestiers en compagnie de l’artiste Domingo Cisneros, fondateur de l’organisme Territoire culturel, à partir d’une plante sauvage, la solidago canadensis ou verge d’or, considérée au Québec comme une mauvaise herbe. La botanique, la connaissance des propriétés médicinales et tinctoriales ainsi que des pratiques artisanales, l’imaginaire linguistique (canayen, innu-aimun, français), la sensibilité plastique ou littéraire de chacun sont mis à contribution dans les textes (poèmes, essais, récits, fragments), les photos, les teintures, les dessins et l’édition elle-même. En plus de montrer que le potentiel artistique et poétique du végétal reste encore en grande partie méconnu, j’approfondirai certaines réflexions amorcées dans ces pages sur l’histoire et l’imaginaire des forêts européennes et laurentienne, sur la manière dont elles ont été selon les cas détruites, aménagées ou protégées, tout en évoquant les parallèles esquissés entre les plantes sauvages et les « Sauvages », les communautés amérindiennes ancrées dans le territoire et déterminées à résister à l’anéantissement. Ce carnet collectif témoigne à sa manière d’une transformation radicale du regard sur les plantes sauvages, découlant d’une certaine façon de la pluridisciplinarité de la démarche : suivre les traces du végétal conduit finalement à questionner – et à renouveler – notre manière d’être au monde ».

On peut retrouver le texte complet de la communication de Rachel Bouvet sur son blog à l'adresse suivante : http://rachelbouvet.wordpress.com/