Territoire Culturel

Groupe Territoire Culturel

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Antoinette de Robien

Antoinette de Robien est née en 1966 à Paris d'une mère anglaise et d'un père français. Elle a émigré deux fois au Québec. Soliste enfant dans le choeur Les Clarines, elle étudie le chant baroque avec Olivier Schneebeli, le chant lyrique avec Claude Brach puis avec Anna-Maria Bondi au Conservatoire de musique de Noisy. Elle passe son baccalauréat de lettres en 1983, étudie en Lettres supérieures (hypokhâgne/khâgne) au Lycée Fénelon, tout en étant soliste soprano dans l’ensemble baroque Contrepoint avec lequel elle enregistre la création mondiale des Motets de Bouzignac (prix Diapason d’Or, 1984). Elle étudie l'art dramatique au Studio 34 et à l’École internationale Jacques Lecoq, effectue une dizaine de stages d’interprétation et de direction d’acteurs avec Peter Brook, Patrick Baty, Hugues Quester, Jack Garfein (Actor’s Studio) à Paris et au Kreuzberg Theater à Berlin. Elle étudie le théâtre vocal au Théâtre du Lierre et avec le Roy Hart Theatre de Londres, puis passe un an à l'École nationale du Cirque Annie Fratellini. Elle joue dans le spectacle « Moi, Moi, Guybal » de Witkiewicz avec la compagnie Art-Scène au Festival d’Avignon en 1987. Elle y rencontre le dramaturge Roger Lombardot auquel elle consacre son mémoire de maîtrise (Université de la Sorbonne Paris IV, 1989) avant de l'assister à la mise en scène de la création de « Revoir les cerisiers en fleurs ». Au cinéma, elle interprète le rôle principal du film de Farès Khalfallah, « Folle », présenté au Festival des Grandes Écoles de Paris.

En 1988-89, elle étudie la réalisation vidéo à La Bande Vidéo (Québec) et à Parlimage Radio-Canada (Montréal), réalise deux courts métrages, « Judas » et « La peau de l’ours » qui obtiennent une « Mention spéciale du jury » au Festival de la Minute vidéo de Québec. Elle collabore à la conception et la réalisation d’une série de 12 émissions télévisées, « Art-Actuel », pour la chaine Télé-Plus 24 à Québec. En 1990, elle participe à l’expédition d’art-aventure « Écart » au lac Mitchinamécus dans les Hautes Laurentides avec le collectif d'artistes Boréal Multimédia. Elle publie « La faille de Logan » dans Québec Kaleïdoscope chez Paje Éditeur, ainsi que plusieurs essais pour les revues Nuit Blanche, Inter, les Cahiers de la Fondation DANAE et la Galerie Skol. En Pologne, elle participe au festival d'art actuel « Take Position » à Lublin et Lucznica en 1990, où elle réalise les performances « What is polish art ?» et « Partum Concert ». En 1991, elle réalise la performance « Blind-folded hands of Philip Glass » à Sopot, Gdansk et Varsovie. À Gênes en Italie, elle expose l'installation « Territoires tranchés » à la galerie Le Arie del Tempo ainsi que plusieurs livres d'artistes à la Villa Croce, à la Galerie Demedtshuis en Belgique ainsi qu'au centre d'art actuel Le Lieu à Québec. Elle présente « Liberté silencieuse», une exposition solo de dessins au Centre d'exposition de la Gare à l'Annonciation (Rivière Rouge). Puis elle est sélectionnée pour faire partie de la première équipe de scénaristes franco-britanniques formés par le European Script Fund et le GRETA de Paris dans le cadre du programme pilote de l'Union européenne, Plan Média. Elle y étudie l'écriture de longs-métrages de fiction sous la direction d'Anne Théron, Hanif Kureishi, Bertrand Van Effenterre et Maryse Léon-Garcia.

Scénariste de longs métrages de fiction, elle co-écrit « Y aura-t-il de la neige à Noël ? » avec Sandrine Veysset, un premier long-métrage qui obtient le Prix Louis Delluc - Meilleur film français de l’année 1996, le César du Meilleur premier film de fiction, le Grand prix du scénario de la Fondation Gan, le Prix du scénario du festival Premiers Plans d’Angers, le Prix du public du XIe Festival de Paris. Elle co-scénarise également le film « Jeunesse » de Noël Alpi, puis collabore à une vingtaine d’autres longs métrages comme scénariste et consultante. Elle est l'opératrice vidéo de Carlo Varini sur La Nuit Sacrée de Nicolas Klotz ; stagiaire scripte de Suzanne Durrenberger sur La Reine Margot de Patrice Chéreau. Elle réalise plusieurs courts métrages et documentaires dont « Three Free Questions », 30 portraits d'artistes pour la Fondation DANAE, et « Spirit and Place » sur l'exposition de jeunes détenus autochtones à la Edmonton Art Galery. Au Mexique, lors du projet interdisciplinaire « Zone du Silence, dix ans après » en 1995, elle réalise une installation in-situ en pierres volcaniques de 120 mètres de long, formant une illusion optique : « El Ojo de Agua ». Au Canada, elle est artiste en résidence au Banff Centre for the Arts, puis crée l'installation « Industrial Warrior Bonnet » au Boreal Forest Institute of Indigenous Arts à Fort-McMurray et l'installation « Home Coats » au Saint Norbert Cultural Centre au Manitoba.

En 2000, elle fonde avec Domingo Cisneros le collectif d'artistes Groupe Territoire Culturel et le CREAF (Centre de recherche et d'expérimentation des arts forestiers). Elle traduit l'œuvre littéraire de Cisneros de l’espagnol au français et à l'anglais. En 2004, elle reçoit une bourse du Conseil des arts et lettres du Québec pour écrire « Ars Magna », une première monographie consacrée à l’artiste. En 2004, elle crée avec lui l'entreprise « De la forêt » qui développe des produits forestiers non ligneux à base de conifères.

Impliquée en région, elle a été membre du conseil d’administration du Conseil de la culture de Lanaudière et des Ateliers de création de la Haute Matawinie. En 2002, elle crée et coordonne l'événement « Rencontres théâtrales du Territoire Culturel » qui réunit plusieurs auteurs et compagnies autour du thème de la Matawinie. Invitée en 2010 par la M.R.C. de la Matawinie à mettre sur pied et à rédiger, avec d’autres organismes, la politique culturelle de la région ainsi que sa politique d’acquisition d’œuvres d’art, elle participe au Comité ciné-club du Noyau porteur de Sainte-Emélie-de-l’Énergie. Elle écrit et interprête plusieurs chapitres de « Sainte-Énergie-des-Gens-d’ici » un spectacle humoristique sur l’histoire du village, puis réalise un documentaire sur l'école primaire du village :« Ami-Soleil, ami pour toujours », ainsi qu'un court-métrage satirique « L'hiver à l'envers », présenté lors de l'événement « Artistes en hibernation » au festival de glace de Saint-Côme. Elle écrit plusieurs autres courts textes de théâtre mis en scène au Théâtre de la Risée à Montréal dans le cadre de l’événement annuel « Paroles de femmes ». Présidente du conseil d’établissement de l’école de l’Ami-Soleil en 2012-2013, elle y a animé des ateliers parents-enfants. Vice-présidente de la Maison des Jeunes Les Mayais en 2014-2015, elle est aussi membre du comité Ciné-blabla au CRAPO.

À Mingan / Ekuanitshit, durant l'été 2009, elle participe au projet réunissant en forêt écrivains innus et québécois venus camper sur la Rivière La Romaine, dont témoigne le documentaire « Paroles Amérikoises » de Pierre Bastien présenté en ouverture du festival de cinéma Terres en Vues en 2013. Elle y tourne également un documentaire avec les mêmes écrivains qu'elle a filmés à Mashteuiatsh lors du projet Aimititau ! Parlons-nous, en 2008.

Rédactrice et traductrice pour Les Éditions Intervention (Québec), elle est aussi l'auteur de nouvelles et de traductions parues dans les revues Moebius, Apulée, Les Écrits # 136, 137, 139, 144, 145 et 146, ainsi que dans le recueil J'écris fleuve, paru aux éditions Leméac en 2015.

Elle vient de publier sa traduction en français du livre de Domingo Cisneros, La Guerre des fleurs - Codex Ferus, paru en 2016 aux Éditions Mémoire d'encrier.